Kinderzimmer, de Valentine Goby

Publié le par Pouet

Dans la série "les lectures gaies de Pouet", ma dernière en date : Kinderzimmer, de Valentine Goby, soit "la chambre d'enfant".

De quoi ça parle ?

Mila est enceinte lorsqu'elle arrive au camp de concentration de Ravensbrück. Ce camp est un camp exclusivement féminin. Le livre raconte sa vie, sa survie au sein du camp, lorsqu'elle comprend que tout est possible, que la survie est possible, et qu'elle veut survivre. Mais le livre raconte aussi la vie de Lisette, de Teresa, de Georgette et de toutes les autres qui partagent un quotidien avec Mila. Le quotidien de l'horreur, vous vous en doutez.
Et après quelques mois dans le camp, Mila découvre la Kinderzimmer : la chambre qui abrite les nourrissons du camp. Une parenthèse, mais la Kinderzimmer est-elle réellement protégée de l'horreur ?

Mon avis sur le livre :

Si j'ai beaucoup aimé le fond du livre, l'histoire, la façon dont est mené le récit, j'aime un peu moins la façon d'écrire de l'auteur mais ça reste très personnel (et ça ne m'a pas non plus gênée pour le finir). L'histoire est profonde et poignante, dure, cruelle, elle permet de voir de l'intérieur le quotidien de ces femmes...

Il y a juste un truc que je ne pense pas avoir compris : pourquoi, sur la quatrième de couverture, il est écrit que ce roman "rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles". Soit j'ai rien compris au roman, soit... j'ai rien compris au roman. Car pour moi, ce roman est plus un hymne à la vie, à la volonté de vivre, à l'espoir et à l'envie de voir un autre jour. Je serai contente de savoir ce que vous en avez pensé.

J'ai lu pas mal de romans sur le sujet de la seconde guerre mondiale et c'est le premier que je lis qui traite en parallèle ce sujet de la maternité et des camps. Et ça donne à réfléchir, surtout, j'imagine, pour celles qui sont déjà mères... Quelle vie pour un bébé au milieu de l'horreur ? Comment peut-on se construire quand on a eu une petite enfance (ne serait-ce que quelques mois) solitaire, sans assez d'amour pour s'éveiller ? 
J'ai trouvé sur le net une interview d'une enfant de Ravensbrück (à ne lire qu'après avoir lu le livre car elle raconte un passage important) et le témoignage d'une puéricultrice à Ravensbrück. Cela rend encore plus fort le livre de Valentine Goby... !

Et vous, que vous a inspiré la lecture de ce roman ?

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Mimi 09/05/2016 16:50

Un roman très dur qui m'a laissé un souvenir amer. Les Hommes sont tellement inventifs dans la persécution. Mais heureusement, comme tu le soulignes, ce roman est aussi un hymne à l'amour et à la solidarité.